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21 sept. 2018 Mégaprojets en infrastructure : pour en finir avec les dépassements de coûts et les retards

Les professeurs Moktar Lamari (ENAP) et Éric Champagne (Université d'Ottawa)
Pont Champlain, échangeur Turcot, l'amphithéâtre multifonctionnel de Québec, CHUM : voilà quelques mégaprojets québécois qui ont fait les manchettes au cours des dernières années et malheureusement, pas toujours pour les bonnes raisons.

Des chercheurs de l’ENAP et de nombreuses sommités d’ici (Université d’Ottawa, HEC Montréal, Université de l’Alberta) et d’ailleurs se sont penchés, dans le cadre d’un colloque qui s’est déroulé au campus de Québec de l’ENAP du 18 au 20 septembre, sur l’importance de l’évaluation à l’amont de la prise de décision politique et la mise en chantier d’infrastructures majeures comme celles qui ont vu ou verront le jour dans la province.

Les experts ont mis en lumière l’importance du pluralisme méthodologique et la collaboration entre la gouvernance et la recherche en matière de renforcement des méthodologies d’évaluation prospective (ex ante). Les travaux et les échanges ont aussi identifié les besoins en recherche pour concevoir et mettre en place une nouvelle approche pluraliste devant aider la prise de décision à réduire les dépassements de coûts, les retards et les biais d’optimisme entachant les mégaprojets.

Le colloque a également permis d’identifier des pistes de recherche et fait des diagnostics approfondis sur certains mégaprojets à l’œuvre actuellement. Un livre à paraitre résumera ces travaux.
Un partenariat de recherche devra par ailleurs voir le jour à partir des travaux de ce colloque lors de la prochaine édition qui se déroulera à l’Université d’Ottawa.

Plus d’une soixantaine de personnes ont participé aux conférences et divers ateliers, dont les professeurs de l’ENAP, Moktar Lamari, Étienne Charbonneau et Marie-Soleil Tremblay.

Le chercheur principal et initiateur du colloque international, le professeur Moktar Lamari, se réjouit du succès de l’événement rendu possible grâce au financement du Conseil de recherche des sciences humaines (CRSH) et la Caisse de dépôts et placement du Québec. Il remercie aussi le Conseil du Trésor du Québec de sa contribution et accueil des chercheurs lors d’un atelier de travail avec les principaux décideurs concernés au sein du gouvernement.